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I NEED YOU | Tilly&Rune

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14/03/2018
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Garagiste... Ce n'est pas le métier de mes rêves, mais c'est la seule chose que je sais faire.
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Rune Sørensen
it's just another day
Ven 16 Mar - 0:03

I Need You
   Tilly&Rune  
 Lorsqu'une voix grave me parvient légèrement, j'essaye tant bien que mal d'émerger. Je ne sais pas combien de temps je me suis assoupis, mais de toute manière ici, je n'en manque pas. Les heures ne restent pas figées, non ; c'est pire. Elles reculent. Alors on repense à toutes sortes de choses inutiles qui risquent de ne plus faire partie de notre quotidien. À commencer par le sentiment de bien-être que je ressens quand je tire sur une clope. Et Dieu seul sait comme j'ai envie de m'en griller une, là, tout de suite. J'ouvre enfin totalement les yeux, et quand je vois ce que je vois, je suis sceptique. Ils laissent entrer n'importe qui dans la police, de nos jours. Le flic en train de beugler me regarde avec un petit sourire narquois. Oh, je vois. Vu son bide exorbitant, il ne doit pas faire beaucoup de terrain et il est très certainement accro aux donuts. Pff, tu parles d'un cliché. «Oh,  Sørensen ! C'est l'heure de ton coup de fil.» Je me lève sans même lui répondre, il n'en vaut pas la peine. Pour moi, il est insignifiant. Encore plus insignifiant que... en fait, que rien. Je m'avance vers l'entrée de ma cellule et il m'attrape le bras. Je n'ai pas le temps de me dégager gentiment qu'il me murmure «Ça serait cool que t'appelles ta mooooman...». Je sais que si je bouge le petit doigt contre ce connard, je suis une homme fini. Je pose tout de même mon regard sur la main qu'il a posée sur moi et remonte lentement les yeux vers son visage. Une  remarque m'échappe alors, ne fût-ce que pour sauver l'honneur. «On sait tous les deux que c'est sur moi que vous craquez. Vous savez, quand vous me voyez, vos yeux pétillent. Si vous voulez, quand je sors d'ici, je vous laisse mon numéro. Pour vous, c'est gratuit.» et j'ajoute mon légendaire petit clin d’œil. Mais il resserre son emprise et m'insulte de petit crétin arrogant avant de m'ordonner d'avancer.
-
Voici ce qui se passerait si je décidais de passer ce coup de téléphone à ma chère maman : Premièrement, elle ferait un arrêt cardiaque. C'est d'ailleurs ce qui a failli se passer la première fois. Deuxièmement, avant qu'on soit rentré chez nous, j'aurais droit à son discours larmoyant. Elle est triste de me voir agir comme ça, et patati et patata... Tout ça en norvégien, bien sûr. Alors, non, ce n'est définitivement pas ma mère que je vais appeler. Je compose le numéro de Tilly, en espérant qu'elle décroche et surtout, en espérant qu'elle accepte de me sortir de là. Bon, le risque avec Tilly, c'est que je risque de finir égorgé dans un ravin. Mais soit, je n'ai pas le choix. La sonnerie retentit une fois.. deux fois.. trois fois.. puis enfin, je l'entends. «Salut Tilly... Désolé de ne pas avoir appelé plus tôt, mais... j'ai de gros problèmes.» Ce qui est totalement vrai. «Oui, oui.. J'ai encore besoin de toi. Et je ne sais pas comment te dire ça... mais... si veux revoir mon joli p'tit cul, il va falloir que tu me prêtes l'argent de la caution»

   
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27/01/2018
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Tilly Sawyer
it's just another day
Ven 16 Mar - 1:38
I need you
Ruly

Six heure trente tapante. Mon réveil s'enclenche et émet un son bien trop strident pour mes oreilles à cette heure matinale. Je grogne et le fait taire dans un mouvement d'une lenteur exagéré. Je ne suis pas du matin et je ne l'ai jamais été. Je déteste me lever aux aurores, mais ce que je déteste le plus, c'est lorsque mon singe de fils débarque dans ma chambre en courant. Et… 3, 2, 1… Ma porte s'ouvre, claque contre le mur et Elouan se jette sur moi, m'écrasant de tout son poids. « Bonjour ! » Sa voix est beaucoup trop enjouée, il est trop en forme pour un môme de son âge, trop impatient, trop… excité ? Je le repousse délicatement jusqu'à ce qu'il tombe à côté de moi sur le matelas et me tourne dans sa direction. « Et si, pour une fois, on restait couché toute la journée en regardant des dessins animés ? » Il me dévisage avec horreur avant de tirer la couette à l'autre bout du lit. « Non ! Aujourd'hui je présente mon exposé ! Allez, maman, debout ! » Il repart à vive allure dans sa chambre, me laissant seule, à me questionner sur le pourquoi du comment. Il est clair que son amour pour les études, il ne le tient certainement pas de moi. Et aux dernières nouvelles, ni de son géniteur. Je pousse un ultime soupir et quitte enfin mon lit moelleux. Que cette nouvelle journée commence. Dans la joie et la bonne humeur.

On est en retard. Oui, il fallait bien que cette situation arrive un jour. Elouan descend les escaliers en courant et je le suis tout en essayant d'enfiler ma veste. Alors qu'on passe la porte de notre immeuble, mon téléphone se met à sonner. Je fronce les sourcils et récupère mon appareil. Le nom de mon meilleur ami s'affiche sur l'écran. Mais qu'est-ce qu'il peut bien me vouloir à une heure pareille ? Je décroche en même temps que je monte à bord de la voiture. « Rune, ce n'est vraiment pas le moment. Tu sais très bien que j'emmène Elouan à l'école à cette heure-là. » Mais il m'ignore proprement, m'expliquant qu'il a des problèmes. Encore. « Bon sang, qu'est-ce que tu as fait encore ? Oh et tu vas me dire que tu as besoin de moi, maintenant, que je dois réparer tes âneries,  c'est ça ? » Ça faisait longtemps que je n'avais pas entendu ce refrain, qu'il ne m'avait pas appelé à l'aide. Je me faisais d'ailleurs cette réflexion la veille, mais j'aurais peut-être mieux fait de ne même pas y penser. « Oui, oui.. J'ai encore besoin de toi. Et je ne sais pas comment te dire ça... mais... si veux revoir mon joli p'tit cul, il va falloir que tu me prêtes l'argent de la caution. » Je manque de m'étouffer avec ma salive. Pitié. Il a encore passé la nuit en cellule. Je cale mon téléphone contre mon épaule et me masse les tempes. Je sens une migraine pointer le bout de son nez. Dans un murmure, je reprends la parole. « Je pourrais laisser croupir ton joli p'tit cul en taule, ça te ferait peut-être réfléchir. » Et encore. Je ne suis même pas su que le mot ''réfléchir'' fasse parti de son vocabulaire. « Je dépose Elouan et j'arrive. » Ce n'est pas comme si j'avais le choix de toute façon. Je raccroche sans lui laisser le temps de me répondre, dépose mon téléphone sur le siège passager et me dirige vers l'école.

Une trentaine de minute plus tard, je me gare en face du bâtiment de la police que je ne connais que trop bien. J'ai prit l'habitude de ne plus pénétrer à l'intérieur. J'ai payé sa caution à la cour quelques minutes auparavant et je sais qu'il ne devrait plus tarder à être relâché. Et je peux vous garantir qu'il va m'entendre. Oh oui, il va passer un mauvais quart d'heure. Je patiente dix bonnes minutes avant de le voir passer les portes. Appuyée contre le capot de ma voiture, je ne bouge pas d'un cil quand il s'avance dans ma direction, son sourire habituel au coin des lèvres. Si je pouvais, je lui ferais passer son air d'imbécile heureux. « Est-ce que tu comptes grandir un jour ? » Cette remarque acerbe m'a échappé, mais en même temps, il l'a mérite.
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14/03/2018
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Garagiste... Ce n'est pas le métier de mes rêves, mais c'est la seule chose que je sais faire.
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Rune Sørensen
it's just another day
Lun 19 Mar - 17:29

I Need You
  Tilly&Rune  
Quand elle me menace de me laisser croupir en prison, mon cœur accélère et je crois devenir dingue. Je ne tiendrais pas le coup une nuit de plus dans cette merde, impossible ! J'essaye de me calmer, mais ma voix tremble encore un peu quand je lui réponds «Oui, mais tu ne le feras pas. Je suis trop génial pour ça.» Je n'étais peut-être pas obligé d'ajouter la dernière partie, mais c'est ma façon à moi de détendre l'atmosphère, à supposer que ce soit possible. Heureusement pour moi, et à ma grande surprise, elle décide de m'aider. «Quoi, c'est tout?» Pas que je m'en plaigne, au contraire. «Je te le revaudrais, ma  belle. Et je sais que tu ne peux pas le voir, puisque nous sommes au téléphone, mais je viens de te faire un clin d’œil. Comme ça, tu sais.»  Je regrette aussitôt toutes les paroles que je viens de prononcer, puisque je sais qu'elle déteste le surnom que je viens d'utiliser, au moins autant que mes clins d’œil. Comme si j'avais besoin de la mettre encore plus en pétard. Bravo Rune !
-
Une demi-heure plus tard, le même flic m'annonce que ma caution a été payée et que je suis libre. Ah cette Tilly, décidément trop bien pour moi. Je récupère mon portable, mes papiers et mes clopes sans oublier d'afficher un sourire mielleux à l'agent. Je suis tenté de lui faire une remarque cinglante comme je les aime, mais la perspective d'une autre nuit ici ne m'inspire pas vraiment d'enthousiasme. Je signe donc les documents qu'il me tend et m'apprête à sortir de ce fichu bâtiment. Au moment où je me dirige vers la sortie, il me lance «À bientôt Sørensen !» Je me stoppe net, me retourne vers lui et affiche mon plus beau sourire avant de lui répondre «Désolé, vous n'êtes pas mon genre.»

J'ai encore le sourire collé au visage lorsque je sors enfin et que j'aperçois Tilly posée sur le capot de sa voiture. Je la rejoins en essayant de ne pas imaginer l'activité parfaite à faire sur ce fameux capot. «Bien le bonjour, Beauté» Mais visiblement, la Beauté n'est pas d'humeur aujourd'hui. « Est-ce que tu comptes grandir un jour ? » Sa question me chiffonne, parce que je sais qu'elle a raison. Ou presque. Mais ce genre de remarque est totalement légitime de sa part, puisqu'elle vient de payer ma caution. Ce n'est pas comme si je pouvais lui faire une scène parce qu'elle sous-entend que je suis immature. Même si c'est évidemment faux. Néanmoins, pour masquer mon embarras, rien de mieux qu'un peu d'humour.. «Euh, si mes souvenirs sont bons, la croissance des individus mâles se termine vers... 25 ans. Donc, peut-être bien que oui. Un jour..» Bon, ok, de l'humour pourri. Mais de l'humour quand même. Je lui souris et lui donne un petit coup de coude, comme pour essayer de l'amadouer. «Oh aller Tilly, je vais te rembourser, ne fais pas la tête.» Je compte bien lui rembourser jusqu'au dernier sous. Mais pour cela... il se pourrait que je sois obligé de faire exactement la même chose que ce qui m'a amené ici, c'est-à-dire, une belle connerie.  

 
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27/01/2018
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Tilly Sawyer
it's just another day
Dim 15 Avr - 20:13
I need you
Ruly

J'adore Rune. Vraiment. C'est mon meilleur ami depuis des années, il a toujours été là pour moi et même pour Elouan d'ailleurs. Lorsque j'avais besoin d'une épaule sur qui me reposer, il était présent, il était comme mon pilier lorsque mon monde s'est effondré et je peux vous assurer qu'il s'est effondré un certain nombre de fois. Seulement, des fois, je n'ai qu'une seule envie ; celle de lui arracher la tête. Il prend à la légère à peu près tout. Il ne s'inquiète jamais de savoir si tel ou tel acte va lui apporter son lot de soucis et il préfère foncer dans le tas sans réfléchir. Bon sang, je déteste ça ! Ce n'est pas la première fois qu'il se retrouve derrière les barreaux et je sais que ce ne sera pas la dernière. Alors oui, je pourrais le laisser croupir en prison et ne pas accourir à chaque fois qu'il me contacte, seulement, il a toujours été là pour moi et je me sens, d'une certaine manière, obligée de lui rendre la pareille. Par principe. Et puis, malgré mon manque crucial d'éducation durant ma jeunesse, j'ai tout de même quelques bonnes manières et ne pas laisser des amis s'enfoncer dans un marécage d'emmerdes, ça en fait partie. Je vais donc, sans l'ombre d'un doute, continuer d'aider mon abruti d'ami jusqu'à ce qu'un jour, je l'espère, il finisse par comprendre qu'il doit changer de comportement. Lorsqu'il me rejoint, je ne peux pas m'empêcher de lui faire comprendre que je suis énervée et que même si je rapplique comme un gentil petit toutou, il ne va pas s'en tirer qu'avec un sourire nargueur sur le visage. Mais Rune ne sait pas être sérieux. Jamais. Parfois, j'ai l'impression qu'il vit déconnecté du monde réel et que pour lui, la vie n'est qu'un vaste terrain de jeu sur lequel il peut tout faire. Malheureusement, ça ne fonctionne pas comme ça. « Euh, si mes souvenirs sont bons, la croissance des individus mâles se termine vers... 25 ans. Donc, peut-être bien que oui. Un jour. » Je le foudroie du regard et me redresse lentement pour lui faire face. Il fait bien une tête et demi, voire deux, de plus que moi, mais je plante mes yeux dans les siens. « Le sarcasme, c'est chasse gardée. Et tu n'es pas en mesure de l'employer avec moi, Sørensen. » Il me donne un petit coup de coude en souriant, ce qui a le don de me mettre encore plus hors de moi. Comment peut-on prendre autant de choses à la rigolade ? « Oh aller Tilly, je vais te rembourser, ne fais pas la tête. » Si seulement ce n'était qu'une question d'argent. Je le contourne, ignore platement sa remarque et regagne mon siège tout en claquant la porte. Fenêtre ouverte, les mains crispées sur le volant, je le fixe à travers le pare-brise. « Magne-toi de monter avant que je ne décide de partir sans toi ! » Pour une fois, il m'écoute sans broncher et une fois installé à mes côtés, je démarre. Je quitte le commissariat de police, maudissant intérieurement mon ami. L'heure tourne et je suis affreusement en retard au boulot. C'est déjà la deuxième fois ce mois-ci et si je continue comme ça, c'est au chômage que je vais finir par me retrouver. « Sérieusement, Rune, faut que tu arrêtes les conneries. » commencé-je en soupirant. « Un jour, ça va vraiment mal se finir pour toi et je ne pourrais pas t'aider ! Les cautions et les avertissements, ça va un temps, mais un jour, la justice va te tomber sur le coin de la figure et c'est plusieurs années d'emprisonnements que tu vas gagner ! Tu crois franchement que ça vaut le coup ? » Je lui lance un regard discret du coin de l’œil avant de reporter toute mon attention sur la route. « Et puis merde, j'ai un gosse à charge, je ne peux pas me permettre de te sortir de taule deux ou trois fois dans le mois parce que tu ne sais pas te tenir sagement et tranquillement pendant plus de vingt-quatre heures ! J'ai un loyer à payer, l'eau, l'électricité et tout un tas d'autres trucs, je n'ai pas besoin de te faire un dessin, j'imagine ? » Je m'arrête à un feu rouge et tourne la tête vers lui. « Et même en dehors de tout ça, qu'est-ce que je dirais à Elouan si un jour tu te retrouves derrières les barreaux pour de bon ? Tu y as pensé ça ? » Mon fils prend souvent exemple sur Rune et ce pour beaucoup de choses. Comme il est la seule figure masculine qu'il côtoie depuis sa naissance, il est comme un père de substitution. Et un père, c'est censé montrer le droit chemin. « Et j'en ai marre de m’inquiéter pour toi et d'avoir peur à chaque fois que je reçois un de tes appels. » J'ai sans doute dû lui répéter trois cents fois, au moins, ce discours, mais rien ne change vraiment. Cette fois, j'y ai peut-être mis plus de formes et sûrement plus de sentiments. Mais je le connais, il ne changera pas. Il va hocher la tête bien gentiment, me dire qu'il sait tout ça, se calmer pendant quelques jours, voire quelques semaines si j'ai de la chance et recommencer. C'est une spirale sans fin avec Rune. Et à moins d'un miracle, je pourrais mettre ma main à couper que ça se passera exactement comme ça.
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