:: the world is my home :: Brookfield Downtown Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Une première rencontre entre les vis et la peinture à l'huile (Tarek).

Aller à la page : 1, 2  Suivant









Invité
Invité
Dim 25 Fév - 11:29
Quand on vit seule pendant plusieurs années, qu’on a acquit notre indépendance, devoir, du jour au lendemain retourner vivre chez nos parents, c’est la plaie. D’autant plus quand on un travail stable et que l’on gagne bien sa vie. Mais voilà, depuis que je me suis fait avoir en beauté et que je suis obligé de rembourser des dettes que je n’ai pas contracter, je n’ai plus les moyens de louer l’appartement dans lequel je vivais depuis la fin de mes études. Retourner vivre chez mes parents était donc la meilleure des solutions en attendant que ma situation ne redevienne normale. Mais, au départ, ce n’était pas facile de retrouver ma chambre d’enfant. Je n’avais plus mes affaires personnelles ; en dehors de celles que j’avais étant enfant ; car elles sont toutes dans le garage. Bref, pas évident tous les jours et je n’en ai pas mal souffert au départ. Mes parents sont adorables, là n’est pas le problème, mais ce n’est pas facile pour autant. Au départ, je passais mes soirées à lire et finalement, j’ai décidé de me mettre au bricolage. Une passion ou une lubie ; comme le dit ma mère ; comme une autre. Ce qu’il y a, c’est que j’ai envie de me rendre utile, et comme beaucoup de leurs meubles sont vieillot, autant les remettre au goût du jour. J’ai commencé par faire une niche pour le chien, car malgré son âge avancé, il aime dormir dehors. Il est d’ailleurs ravi de son nouvel habitat, au point que maintenant, c’est au grand meuble de la salle à manger que j’ai envie de m’attaquer. Mais voilà, j’ai besoin de matériel pour le faire et c’est pour cette raison que je me trouve dans le magasin de bricolage, un panier déjà bien plein à la main. Cependant, n’ayant pas franchement l’habitude de trainer ici, je ne retrouve pas le rayon peinture. J’avise donc un jeune homme avec un vêtement aux couleurs du magasin ; il travaille donc ici ça tombe bien ; je m’approche de lui. « Excusez-moi ! » lui dis-je. « Vous pouvez me dire ou se trouve le rayon peinture ? » achevais-je, avec un sourire.
Revenir en haut Aller en bas









Invité
Invité
Dim 4 Mar - 23:25

Un pull marron, un pantalon vert, il n’a pas pris le temps de se changer. A vrai dire, peu importe. Quitter sa tenue de travail pour venir faire un achat, rentrer et se changer de nouveau, cela ferait petite princesse qui tient à une apparence irréprochable en tout occasion. Non pas que Tarek se laisse aller, d’ailleurs sa tenue est sans tâche, sans déchirure. C’est d’abord une question de temps qu’il préfère mettre dans son travail au ranch, c’est une question de fierté qui n’est pas mal placée. Il aurait pu aussi prendre sa veste posée sur le siège passager de son 4x4. Il a interrompu son travail avec son commis, réparer une clôture endommagée parce que son assistant n’a pas pensé à mettre dans la liste des achats les clous nécessaires. Tarek pourrait être en colère de ces va-et-vient entre les prairies et la ville. Il l’était durant le trajet. Il est redevenu sociable en poussant la porte du magasin. Sourire aux lèvres pour la caissière qu’il connait bien à force de venir s’approvisionner ici. Poignet de main à quelques vendeurs, échange de salut, il a même demandé des nouvelles du petit dernier de Mark qu’il sait de santé fragile. Direction le rayon des pointes et des vis.  Il a le nez dans le rayon à choisir la bonne taille quand une jeune femme l’interpelle. Elle semble perdue dans les allées. Laisser quelqu’un dans l’embarras alors qu’il a la solution ne fait pas partie de ses habitudes, alors une jolie femme déboussolé encore moins. Tarek n’est pas un charmeur de chaque instant, cependant de la galanterie ne nuit à personne. « Le quatrième rayon sur la droite. Ou le cinquième. Cela dépend du type de peinture que vous souhaitez. Bois ? Fer ? Murs ? » Il a le sourire facile. Charmeur un brin, il faut le reconnaitre tout de même. Mais bien éduqué par sa mère. « Acrylique ? A l’huile ? C’est peut-être pour peindre un tableau. » Il tend la main dans l’autre direction indiquée précédemment. « Le rayon beaux-arts est de l’autre côté par contre. A côté des tapisseries et des moquettes. »


© YOU_COMPLETE_MESS
Revenir en haut Aller en bas









Invité
Invité
Dim 11 Mar - 10:57
Je ne me laisse pas aller, mais je ne passe pas non plus des heures entières dans la salle de bain. Je suis soignée et pas négligée, mais je ne suis pas tirée à quatre épingles, je ne suis pas du tout comme mes sœurs. Je n’ai d’ailleurs jamais vu le moindre intérêt à passer autant de temps dans la salle de bain. C’est vrai, qu’on prenne une douche de quelques minutes et qu’on y reste deux heures, ne changent pas grand-chose, on sera propre de la même façon ! Et pourquoi perdre son temps à se maquiller de A à Z lorsque l’on à aucune imperfection sur le visage. Je veux dire, moi, un peu d’ombre à paupière, une touche de mascara et un zeste de gloss sur les lèvres et je suis prête. Mes sœurs n’ont vraiment pas besoin de tout ce tralala, elles sont belles au naturel, mais bizarrement, elles n’ont pas l’air d’y croire. Moi, je vous le dis, il n’est pas né celui qui me fera passer des heures dans la salle de bain. Enfin, trêve de blabla, cherchons plutôt cette peinture. Mais voilà, j’ai beau chercher en long en large et en travers, pas moyen de trouver ce que je voudrais. Ce magasin est véritable labyrinthe. Comme tous les magasins de bricolage par ailleurs. Je ne me suis jamais perdu en faisant mes courses, mais nul doute qu’ici, ça pourrait être le cas. J’avais un homme en uniforme, aussi, je me dépêche d’aller le voir, mais quand il se retourne, je me rends compte que je me suis tromper. Je le sais, car le logo du magasin, n’est pas sur sa tenue, mais qu’importe, il ne semble pas offusqué par ma confusion. D’ailleurs, il n’y a pas si longtemps, c’est moi qu’une petite dame à prise pour une employée du supermarché, parce que j’avais une polaire rouge sur le dos. Malheureusement, contrairement à cet homme, j’ai été bien incapable de lui venir en aide. Il m’indique qu’il s’agit du quatrième ou du cinquième rayon sur ma droite, étrange j’en viens, mais du le manquer c’est fort possible, ou bien de l’autre côté du magasin. « Non, non, c’est pour un meuble en bois ! Je voudrais lui donner une seconde jeunesse ! » fais-je, enjouée.
Revenir en haut Aller en bas









Invité
Invité
Jeu 15 Mar - 1:17

La jeune femme se lance dans de la rénovation de meuble ancien. Du bricolage pour agencer son chez elle avec une touche personnelle décorative ? Une décoratrice d’intérieure qui veut offrir à son client quelque chose d’unique ? Il n’a pas envie d’être indiscret ne pose pas de question pour en savoir d’avantage. « Du bois donc. » Tarek sourit et l’invite à le suivre dans l’allée principale. C’est bien ça, la dernière fois qu’il a acheté de la peinture, il l’a prise dans le rayon qu’il a indiqué précédemment. Mais en regardant le panonceau plus loin, tout à coup, il a un doute. Il fronce les sourcils et passe sa main derrière son crâne comme si cela pouvait exacerber sa mémoire. « J’étais sûr que c’était là-bas, mais... Je vous accompagne. » Parce qu’il a besoin de vérifier si sa mémoire est si défaillante. « Si vous me le permettez bien sûr. Je ne veux pas m’imposer. » Même si elle dit non, il ira voir de plus près. Après tout l’accès du magasin est ouvert à tous les clients. Des hommes et des femmes empruntent des directions identiques, s’arrêtent devant les mêmes produits sans qu’ils soient absolument ensemble. Rien que des besoins identiques au même moment. Alors marcher aux côtés de la chercheuse de peinture n’a rien d’extraordinaire. Il se fixe en bout de l’allée secondaire qu’il pensait être la bonne, sauf que... « Ah ! Je suis sûr que c’était là. » A la place de la peinture qu’il pensait trouver s’étalent des robinets et des flexibles de raccordement  pour l’eau. Il regarde autour de lui, tourne et retourne. « Ils ont encore déplacé le matériel. » Il la regarde, dépité. « Ils le font de temps en temps, je n’arriverais jamais à comprendre ce malin plaisir qu’ils ont de perdre les clients. »


© YOU_COMPLETE_MESS
Revenir en haut Aller en bas









Invité
Invité
Dim 18 Mar - 9:04
Est-il curieux ? Si c’est le cas, il doit sans doute être en train de se faire tout un scénario dans sa tête, quand au pourquoi je compte restaurer ce vieux meuble. Je me doute qu’il est bien loin de la vérité, car à l’âge que j’ai, je ne devrais plus être chez mes parents. Mais la vie vous réserve parfois des surprises qui ne sont pas forcément de bon goût. J’en suis la preuve vivante, car, croyez-le ou pas, mais je me serais volontiers passé de me faire avoir comme je me suis fait avoir. Enfin, maintenant, on ne me reprendrait plus. Je me suis montrée bien trop naïve, désormais, c’est du passé, c’est terminé. Je secoue la tête, lorsqu’il répète du bois. Qu’ajouté de plus après tout ? Puis, il m’indique de le suivre dans l’allée principale et je lui emboîte le pas. J’ai droit à une visite guidé du magasin, je me sens comme privilégié, alors que je ne suis que dans un magasin de bricolage, avec un autre client, comme moi. Mon imagination est tout sauf fertile, mais je m’en passerais. Dans ma tête, tout est prétexte à inventer mille et une choses, sauf que je suis toujours à des kilomètres de la vérité. Nous nous dirigeons sans tarder vers le rayon qu’il m’a indiqué, sauf que, comme lui, je me rends bien vite compte qu’il y a un léger problème. « C’est sûrement ailleurs ! » fais-je, mais c’est logique, moi et le bon sens, nous ne sommes pas de bons amis, loin de là. Le pauvre se tourne et je fais de même, cherchant des yeux l’endroit ou pourrait se trouver la peinture, mais une chose est certaine, ça n’est pas du tout dans cette partie du magasin. Quand je disais qu’ici, c’était comme dans un labyrinthe, je ne me trompais pas. Il m’indique alors qu’ils ont dû les déplacés dans un autre rayon, ce qui rejoint ce que je disais. Tous les moyens sont bons pour appâter le client ! » répondis-je, à la fois amusé et exaspéré par ce genre de pratique commerciale des plus douteuse.
Revenir en haut Aller en bas









Invité
Invité
Jeu 12 Avr - 23:45

Que le déplacement de denrées alimentaires dans une grande surface soit une pratique commerciale pour titiller l’envie du consommateur est malheureusement courante, mais disons compréhensible. Dans un magasin de bricolage, on aura beau promener le client d’un rayon à l’autre, lui donner envie d’acheter des clous, des charnières de portes, une tronçonneuse ou un lavabo tient du délire. Ce ne sont pas des objets sur lesquels on se jette quand on n’en a pas besoin. Il hausse les épaules, “appâter le client” ! « Vraiment ? » Il tend le doigt. « Il vous donne envie de l’acheter ce robinet en cuivre façon vieille maison de campagne encore dans son jus ? Rien qu’en le voyant, vous salivez de désir ? » Tarek a perdu son sourire et même un pan de son énergie au point de faire les questions et les réponses dans la foulée. « Eventuellement ça me fait penser qu’il y a le robinet de la cuisine qui commence à goutter. » Certes, mais s’il avance de quelques pas dans le rayon, s’il tend la main vers une marchandise exposée, il s’agit d’un sachet qui comprend plusieurs joints d’étanchéité. D’abord ça avant de changer toute la tuyauterie de la maison. « Ils ont peut-être mis la peinture à l’ancienne place de ceci. » Le voilà qui fait demi tour et repart vers un autre lieu du magasin. Va savoir ce qui se met à tourner dans sa tête ! Peut-être résoudre le mystère de la disparition des pots de peinture a pris une importance soudaine. Il a oublié la raison même de sa venue, et pourtant la clôture restée en chantier a besoin des clous et de sa présence. Cette quête absurde et inutile par rapport à ses réels besoins l’a pris à bras le corps. « Non mais c’est pas vrai. Des éléments de cuisine ! C’est n’importe quoi. Mettre des portes de placards de cuisine à la place de la robinetterie ! Et la peinture alors ? » Voilà de quoi commencer à l’énerver. Il se retient uniquement parce que la jeune femme est là, mais le ton de sa voix laisse poindre ce début d’agacement.


© YOU_COMPLETE_MESS
Revenir en haut Aller en bas









Invité
Invité
Dim 15 Avr - 13:51
C’était sans doute stupide de ma part que de dire que c’était à but commercial, pour appâter le client, que de déplacer les rayonnages d’un bout à l’autre, mais j’étais comptable, pas commerciale, alors à dire vrai, je n’y connaissais rien du tout. Je parlais sans savoir, mais je pense qu’à un moment ou à un autre, on est tous comme ça, n’est-ce pas ? « Pas vraiment. Pour être franche, je cherche simplement une explication logique à tout ça ! » que je réponds en me grattant la joue. Mon sauveur semblait au bout du rouleau, ceci dit, je lui avais simplement demander un renseignement, il aurait pu tout aussi bien me dire d’aller voir un vendeur et me laisser me débrouillée toute seule en mariant dans mon jus. En fait, il semblait évident que si les rayonnages avaient changer de place, c’était doute pour éviter le vol. Mais comme j’étais totalement passé à côté en évoquant la possibilité d’une tentative marketing, je me gardais bien de parler du vol. Mon problème, c’est que j’avais beau ne pas parler beaucoup, lorsque je me décidais à l’ouvrir, c’était pour sortir des conneries plus grosses que moi. Voilà qui m’apprendra à la fermer, n’est-ce pas ? Nous voilà donc en train de faire demi-tour pour aller là ou se trouvait jadis la robinetterie, parce qu’il semble logique que les deux rayons aient été inversé. Sauf que, rendu sur place, nous constatons bien vite que ce n’est pas le cas puisque nous voilà devant des éléments de cuisine. Je me tape le front du plat de la main, ils devraient vraiment fournir des plans à leur clientèle, c’est moi qui vous le dis. Et bien évidement, pas de vendeur dans les parages. « Bon, je pense que je vais tout simplement me passer de repeindre ce meuble ! Merci pour votre aide ! » dis-je, au jeune homme. Je ne voulais pas l’importuner plus que je ne l’eusse déjà fait. D’autant plus que s’il se trouvait dans ce magasin, c’est bien parce que lui aussi, avait besoin de matériel, et à l’évidence, ce n’était pas de la peinture.

Revenir en haut Aller en bas









Invité
Invité
Jeu 19 Avr - 14:25

Il fallait se rendre à l’évidence de l’illogisme du glissement des rayons sur la plaque tectonique en béton du magasin. Renoncer, rendre son tablier, rendre les armes, perdre espoir. Perdre tellement espoir que la jeune femme elle-même envisage d’abandonner son travail d’embellissement de son meuble. Tarek doit avouer son impuissance face à cette résistance qu’offre le magasin à donner un accès facile de sa marchandise. « J’ai été inutile, j’en suis désolé. » Il regarde de nouveau autour de lui. Il ne sait plus vers où se diriger. En imaginant le pire dans l’esprit tordu des chefs de rayons il se pourrait que la peinture soit à l’extérieur à la place du rayon jardinage, mais il n’ose plus proposer quoique ce soit. Il tente un dernier mot... « Un vendeur ? » Mais il a constaté leur absence au fil de leurs déplacements. Sans doute la jeune femme s’est-elle adressée à lui pour cette raison. Il était le seul dans les allées à ressembler vaguement à un employé du magasin de bricolage. Pourtant il en avait croisé à son arrivée. Tarek essaie de se souvenir. Pourquoi tout à coup avaient-ils tous disparus ? Il pousse un soupir. Bien sûr ! Quand il avait salué ceux qu’il connaissait, ils se déplaçaient tous dans la même direction. « C’est la pause café ! » Il secoue la tête. On ne pouvait envisager pire situation. « C’est dommage de ne pas repeindre votre meuble, mais je ne sais pas quoi vous proposer. Patienter ? Revenir plus tard ? » Il hausse les épaules. « Vraiment désolé. » Lui est plus chanceux, la quincaillerie n’a pas bougé de place, il peut récupérer ses clous. En prime, il a de quoi réparer le robinet qui fuit. Cependant abandonner la jeune femme lui fend le coeur, mais quoi faire d’autre ? Il n’est même pas sûr que lui proposer un café ou un thé au distributeur automatique à l’entrée du magasin pour se remonter le moral soit une bonne idée. Il a testé déjà, ils ne sont pas bon à cette machine. Mauvaise journée !


© YOU_COMPLETE_MESS
Revenir en haut Aller en bas









Invité
Invité
Dim 22 Avr - 11:27
Il en fallait tout de même bien plus pour me saper le moral. Evidement, ne pas pouvoir faire ce que j’avais en tête en venant ici, ça me faisait chier, mais je ne pouvais rien y faire. J’aurais sans doute plus de chance une prochaine fois. Après tout, ce que j’avais à faire n’avait rien d’urgent, il y avait plus important à faire dans la maison, mais ça me faisait plaisir de le faire, parce que j’ai toujours été très créative. J’ai toujours aimé les travaux manuels. A l’école, j’excellais dans les arts plastiques, une matière que beaucoup jugeait sans aucun intérêt. Enfin voilà, oui, ça me tenait à cœur de repeindre ce meuble, et ne pas pouvoir le faire m’ennuyait, mais il y avait pire, n’est-ce pas ? Je m’en remettrais. « Non, non, ne dites pas ça. Ça n’est pas votre faute ! » dis-je, au jeune homme, qui s’excusait d’avoir été inutile. Je l’avais pris pour un vendeur, alors qu’il n’en était pas un. Il n’avait pas à s’excusé de ne pas avoir su m’aidé, car ça n’était pas son rôle. « Grace à vous, je sais ou me rendre si j’ai des problèmes de plomberie ! » ajoutais-je, avec un sourire. Je finis par dire que je ne repeindrais pas mon meuble, puisque je ne trouvais pas le bon rayon, et demander à un vendeur, semblait utopique, puisqu’il n’y en avait pas. Le jeune homme finit par lâcher que c’était la pause-café. Il n’avait sans doute pas tort. « Tous en même temps ? Leur chef d’équipe ne doit pas avoir le même sens des priorités que mon responsable ! » que je dis. Car, le mien, s’il nous autorisait à prendre notre pause-café ou cigarette, c’était chacun notre tour, pas tout le monde en même temps. Ce qui était logique, parce que sinon, qui répondrait au téléphone ? Qui accueillerait les visiteurs ? Il n’y a que la pause déjeuner que tout le monde prenait en même temps, mais c’était normal, puisque la boîte était fermée entre 12 heures et 14 heures. « Je reviendrais sans doute plus ! Ce n’est pas très grave, je trouverais bien un autre moyen d’occuper mon week-end ! » dis-je. Je pouvais laver le chien, par exemple. Ça ne serait pas une partie de plaisir pour lui et je serais sans doute complètement trempée, mais il en avait besoin.

Revenir en haut Aller en bas









Invité
Invité
Mer 25 Avr - 0:13

Même si la jeune femme tente de déculpabiliser Tarek, il sent tout de même une certaine tristesse à ne pouvoir l’aider à trouver une solution. Il sourit quand elle mentionne savoir désormais où se trouve le rayon plomberie. Plaisanterie ? Il hésite à prendre cela pour une pointe d’humour. Il fallait probablement prendre la situation du bon côté, inutile de s’énerver. S’il s’était trouvé dans sa situation à elle, il aurait été moins complaisant. Une différence de nature évidente. Pause café, c’est l’hypothèse la plus plausible qu’il lui soit venu à l’esprit. « Je comprends votre chef. Je reconnais que personnellement, je n’aurais pas toléré une disparition aussi importante du personnel alors que des clients tournent en rond. » Elle renonce donc, faute d’avoir trouvé le pot de peinture recherché, à sa rénovation de meuble qui devait occuper son week-end. Ce contre-temps n’est pas le plus sympathique qui soit. Pour parler contre-temps, lui-même était dans cette galère mais la solution est pour lui à porter de main. Il est prêt à la saluer et à reprendre le cours de ses propres activités quand un idée lui traverse l’esprit. « Quelle couleur ? Pour la peinture que vous cherchiez. Peut-être que nous avons une fin de pot qui pourrait vous dépannez. » Il lui tend la main et se présente. « Tarek Younane. Je suis co-propriétaire du ranch Alvarez qui se trouve à la sortie de la ville. Sait-on jamais. Nous utilisons régulièrement de la peinture. Si  vous ne trouvez pas une d’autre occupation et que votre activité de rénovation vous tient à coeur, passez par le ranch. Il y a toujours quelqu’un si ce n’est au bureau, ce sera dans les box. Même en mon absence, on vous montrera ce qu’on a. Je passerai le mot auprès des ouvriers. » S’il n’a pu l’aider dans le magasin, peut-être a-t-il une solution autrement. Il lui sourit, tout fier de son idée.


© YOU_COMPLETE_MESS
Revenir en haut Aller en bas









Contenu sponsorisé
Revenir en haut Aller en bas
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: the world is my home :: Brookfield Downtown-
Sauter vers: