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Partout là où tu es, j'y suis.

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Willem Zerari
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Sam 4 Nov - 19:38

Elena & Willem


Il embrassa la jolie rouquine sur le front avant de reprendre sa voiture pour Wilmington. Il avait un certain trajet à faire pour revenir dans cette pauvre ville. Willem en avait marre d’être patient avec ce Thomas qui ne retournait jamais ses appels. Comment était-ce possible qu’il ne voit pas les possibilités immenses qu’il lui offrait ? Il deviendrait riche, ses connaissances et ses avancements changeraient possiblement le monde. Willem aimait se servir de l’argument qu’il faut penser au besoin de millions de personnes et pas à l’égo d’une seule d’entre elles. Willem avait bien l’intention de lui servir ce discours sous toutes ses sauces. Le talent de Thomas devait être aussi grand que son égocentrisme. Willem d’un sens pouvait comprendre qu’il voulait être reconnu, mais ce n’était pas donné à tous. En même temps, c’était si facile à dire lorsque l’une des compagnies des plus influentes pour la recherche portait son nom. Willem regarda une dernière fois sa petite aventure des derniers jours. Teresa, c’était son nom, était d’une compagnie fort agréable. Il avait passé les derniers jours en sa compagnie, à dire vrai, depuis qu’il avait rencontré l’itinérante mal polie, il n’était pas revenu. Teresa comblait amplement tous ses besoins.

Il était charmant envers les femmes, il avait le tour avec elles. Teresa, comme toutes les autres avant et après elle, il savait les mettre en confiance. Willem savait qu’il obtiendrait ce qu’il voulait d’un claquement de doigts, c’est pour cette raison qu’il laissa une petite note à la rouquine. Il avait apprécié chaque minute en sa compagnie, mais il devait maintenant reprendre le cours de sa vie. La vérité était qu’elle ne représentait aucun défi pour lui. Les femmes les plus importantes dans sa vie avaient toutes été un défi de taille pour lui. Obtenir une femme mariée si facilement dans sa couchette ne lui apportait rien de satisfaisant. Il n’avait besoin que de pensé à Elle. Cette fille était quelque chose, elle était parfaite sous tous les points. Naturellement, chaque femme paraissait si fade à ses côtés. En refermant la porte sur la chambre d’hôtel qu’il louait depuis quelques jours, il abandonna derrière lui cette aventure, aussi plaisante fût-elle.

Wilmington était à plus ou moins une heure de route de Jacksonville. Il était 6h00 du matin lorsqu’il quitta enfin avec sa voiture. Thomas n’arriverait pas à lui glisser entre les doigts encore une fois. Willem était d’une ténacité exemplaire. Il n’abandonnait jamais. Ce Thomas finirait par plier le genou, il en était intimement convaincu. Willem fini par se garer devant un immeuble qu’il avait si souvent vue de l’extérieur. L’immense en soit ne semblait pas particulièrement attrayant. L’homme se demandait bien à quoi cela pouvait ressembler de l’intérieur, c’était littéralement le genre d’endroit que l’on connait seulement après avoir appris son existence. Jamais il n’aurait pu croire qu’il s’agissait d’un labo haute technologique de recherches. Cela pris quelques minutes à Willem pour trouver la porte, il se sentait bien stupide. En ouvrant la porte il fut si surpris que cela pouvait se lire dans son visage. La pièce d’accueil était complètement fermée, impossible de voir ce qui se tramait au-delà des portes closes. Willem s’avança jusqu’au bureau en demi-lune. « Je viens voir le propriétaire, Thomas Edward. » Willem ne regardait même pas la jeune femme assise derrière, il venait à l’instant de prendre son cellulaire pour regarder ses courriels.
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30/10/2017
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Elena Jackson
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Sam 4 Nov - 19:53

Elena & Willem



OUTFIT. Son arrivée à Brookfield Heights était loin de se passer comme la brunette le désirait. Déjà, ses colocataires l'avaient oubliés dehors, sous la pluie, à son arrivée un peu plus tardive que prévue. Puis, un inconnu -qu'elle surnomme désormais 'Monsieur Parapluie' lorsqu'elle en parle- l'avait prise pour une jeune fille à la rue, lui lançant de l'argent dans l'eau. Ce n'était pas à son idéal de ce à quoi elle s'était attendue. Certes, personne ne la connaissait donc la secrétaire ne s'attendait pas à recevoir des fleurs, mais elle aurait au moins appréciée pouvoir avoir une semaine de délai avant que les problèmes ne commencent. Au moins, les choses s'étaient replacées, la demoiselle avait un toit et tout allait bien. La jeune femme avait la chance de se rendre en voiture avec son ami, comme ils travaillaient tout deux au même endroit. Ça lui évitait au moins 1h30 de transport en commun à faire, chose qu'elle appréciait car la belle brune adorait pouvoir profiter de son sommeil. Malgré ça, elle était debout depuis 6h00 afin de se préparer, enfilant un combishort sans manches à motif léopard pâle, se créant une taille avec une ceinture de cuir noire autour de la taille, cachant ses épaules et bras d'un cardigan blanc à manches longues. Des chaussures à talons hauts noirs lui donnèrent une impression de femme d'affaires aux jambes qui n'en finissent plus. Quelques accessoires, sa chevelure ondulées habituelle et un maquillage léger et hop, Elena était fin prête pour le travail. La demoiselle prit son sac à main, ferma la porte à clés et quitta pour rejoindre son meilleur ami qui venait tout juste d'arriver en bas.

Thomas avait de la chance d'avoir Elena qui travaille pour lui. Elle était toujours bien partante pour rentrer tôt le matin et, sans trop se vanter, disons que la brunette se démerdait bien comme secrétaire, même si c'était loin de ce qu'elle comptait faire plus tard. La demoiselle était au bureau depuis 6h45 afin de préparer l'ouverture de 7h00, sachant très bien que son meilleur ami n'avait pas de rendez-vous d'ici 8h00. Chose qui lui donnait amplement de temps pour terminer la paperasse une fois le centre ouvert. La future éditrice termina son croissant qu'ils avaient été cherché en route, prenant une gorgée de son café et s'embarqua aussitôt sur les papiers qu'elle se devait de remplir au bureau d'accueil. L'endroit était particulier pour quiconque y mettant les pieds. Un centre de recherche est normalement fier de démontrer leurs bureaux, laissant voir ne serais-ce qu'une petite partie des gens qui travaillent à l'arrière par quelques fenêtres ici et là. Le centre de Thomas était loin de tout ça. Comme les méthodes étaient parfois discutables, il préférait tout cacher, laissant planer le mystère derrière des murs couleurs crème. Le hall d'accueil était discret, épuré, très lumineux, mais tout de même chaleureux. On s'y sentait à l'aise malgré le peu de choses que la pièce pouvait contenir. De format carré, on pouvait trouver à notre gauche un petit divan d'attente d'au moins 3 places, posé contre le mur où longeait la fenêtre qui donnait sur l'extérieur. Une plante plus haute que large se trouvait juste un peu plus loin, donnant un peu de vie dans la pièce. Au fond de ce carré se trouvait le comptoir, formé en demi-lune, où Elena passait le plus clair de son temps. Au mur derrière le comptoir, à la droite de celui-ci, se trouvait une porte. La porte qui cachait tout les mystères de l'entreprise. Puis finalement, à l'extrême droite se trouvait la porte de la salle de bain et une petite étagère avec des bouquins diverses. Toute la scène se trouvait posée sur un carrelage d'intérieur beige naturel en imitation de marbre. Bien que le tout semblait assez simple et vide au départ, la belle Elena avait fini par s'habituer à l'endroit, gardant son bureau le plus organisé possible malgré tout les papiers, post-it, crayons et cartables se trouvant parmi l'ordinateur, le téléphone et tout le reste qui était essentiel au fonctionnement du centre.

Bien concentrée à ses papiers, ce n'est que quelques instants plus tard que le bruit de la sonnette se fit entendre, la signalant que quelqu'un venait d'entrer dans le centre. La brunette était persuadée qu'elle s'était trop plongée longtemps dans les documents, perdant le fil du temps et que le client était déjà rendu sur place, qu'il était déjà 8h00. Et pourtant, ce n'est qu'à sa grande surprise qu'elle aperçu nul autre que l'homme qu'elle avait croisé dans la rue. Certes, maintenant qu'il était dans un endroit éclairé, la demoiselle ne pouvait nier son charme. Bien vêtu, des yeux perçants, cet homme avait tout pour plaire. Sauf peut-être un minimum de jugement. Pendant un instant, elle cru que c'était le dit client qu'elle attendait, ses yeux dérivant vers l'horaire de rendez-vous sur l'écran d'ordinateur. Et à moins que l'homme ne soit un certain dénommé Mr. Wong et qu'il était, constata-elle, une heure trop tôt, il n'avait pas de rendez-vous aujourd'hui. ''Je viens voir le propriétaire, Thomas Edward.'' Les paroles firent sourire Elie, mais qu'un petit sourire en coin. Ça l'amusait, de le voir là, comme un grand homme important, n'osant même pas regarder la petite secrétaire inutile. Lui parlant même comme si elle ne savait pas qui le propriétaire. Et du coup, elle n'attendait qu'une chose: sa réaction. Lorsqu'il lèverait les yeux, il verrait qu'elle a non seulement un logis, mais un emploi aussi. Et d'une certaine façon, elle détenait un certain pouvoir face à l'homme. Le pouvoir de parler à Thomas.

''Je connais le nom de mon patron, mais merci quand même.''
Lâcha-t-elle, se forçant au moins d'être poli. Après tout, ce n'est pas sa compagnie à elle et bien que l'homme devant elle ne le mérite pas, elle se devait de rester poli puisqu'il était sans doute considéré comme un client du centre. ''Avez-vous rendez-vous?'' Et sur ce, elle lui offrit un sourire, se doutant bien que d'ici là, leur regard allait se croiser. C'était, après tout, ce que la plupart des gens avec de bonnes manières faisaient. Mais en même temps, les gens en ayant ne se plantait pas devant la secrétaire pour regarder leur portable.


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Willem Zerari
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Sam 4 Nov - 19:56

Elena & Willem


As-tu réussi à obtenir un rendez-vous avec T.E ? Ce texto lui avait été envoyer par son bras droit, son homme de confiance, ou plutôt dans son cas, par sa femme de confiance. Zahara, cette femme à qui il confierait sa vie. Elle a été l’une des premières chercheuses à lui vendre son entreprise de recherche. Willem prenait régulièrement le cas de sa fidèle amie, car oui, Zahara faisait partie du très petit groupe restreint qui composait ses amis. Ce n’est qu’une question de temps. Willem avait confiance qu’il finirait par avoir le dessus. Il affichait son air concentré, il ne comprit pas les mots prononcés par la secrétaire, mais cette voix lui disait vaguement quelque chose. Willem releva lentement les yeux tout en déposant son portable dans sa poche de chemise. « Avez-vous rendez-vous ? » L’homme scruta attentivement la jeune fille, délicieusement belle.

« Pardonnez mon impolitesse mademoiselle. Je suis ma foi, très occupé. » La manipulation était un jeu auquel Willem excellait. Combien de fois avait-il réussi à entrer en contact avec les PDG des meilleures entreprises en usant de ses charmes ? Combien de fois avait-il sauter la clôture avec des secrétaires plus idiotes les unes que les autres ? Willem ne comptait même plus toutes ses aventures, toutes ses fausses promesses prononcées aux femmes naïves qui devait agir comme premier visage d’une entreprise. Ceci dit, il devait admettre que ce visage était particulier beau. Un petit sourire en coin se forma au commissures des lèvres de géant Zerari. L’homme s’apprêtait à entrer dans la valse lorsqu’il s’arrêta à ses grands yeux noisettes, remplis d’une rage à tout fracasser. Willem en fut tout simplement saisi. Il la regarda un instant, la détaillant dans les moindres recoins. Ses petites lèvres, ce nez retrousser… mais surtout ce regard rempli de défi. « Tiens, si ce n’est pas notre petite itinérante ingrate. »

Sous la pluie ou bien au sec dans des vêtements flatteurs, elle restait magnifique. Willem n’avait pas repensé à cette gamine depuis qu’il l’avait croisé. Ce n’était pas la première femme à la rue qu’il rencontrait et à qui il faisait la charité et elle n’en serait certainement pas la dernière. Sans doute l’avoir vu dans une autre circonstance, les choses auraient été différentes, sans l’ombre d’un doute. « Comme je t’ai dit, j’aimerais bien voir ton… patron. Je dois discuter avec lui de sujets hautement importants qui ne nécessite pas la prise d’un rendez-vous. » Habituellement il était poli, mais cette femme provoquait chez lui un besoin d’être familier. Il ne savait même pas comment elle s’appelait et pourtant… « En tout cas… Jack, je suis bien heureux de voir que tu as su reprendre ta vie en main aussi rapidement. » Il supposait qu’il avait à faire avec une Jack, probablement Jaquelines ? C’était du moins les premières lettres qui avait réussi à lire sur un dossier sur le bureau.
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30/10/2017
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Elena Jackson
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Sam 4 Nov - 21:42

Elena & Willem




Elena était de celles qui déteste que les gens priorisent leur cellulaire avant la population humaine. D'accord, ça lui arrivait parfois aussi, mais avec des amis. Pas lorsqu'elle devait rencontrer quelqu'un d'important ou prenait une commande dans un restaurant. C'était tout simplement impoli à ses yeux. Donc de voir Monsieur Parapluie agir de cette façon ne faisait que la déranger encore plus. Parce que non seulement c'était quelqu'un sur son cellulaire, c'était également lui. Bien que c'était sans doute un évènement passager pour l'inconnu et qu'il l'avait sans doute oublié, pour elle, c'était une atteinte à sa personne. Donc forcément, elle s'en rappel et pas qu'un peu.

Ce qui l'énerve des gens qui priorisent le monde virtuel, c'est qu'ils n'écoutent pas quand vous leur parlez. Vous n'êtes qu'un son en arrière-plan, les mots sont flous, vous dérangez la petite bulle qui vient de se créer. La preuve, l'homme n'avait rien entendu de ce qu'elle avait dit. Une phrase des plus charmeuses s'échappa des lèvres du 'généreux'. ''Pardonnez mon impolitesse mademoiselle. Je suis ma foi, très occupé.'' Les paroles firent en sorte qu'Elena vint hausser l'un des sourcils, confuse. Sincèrement? C'était quoi cette fausse importance soudaine? Très occupé. Et puis, quand on est occupé, on ne vient pas se trouver un deuxième truc qui t'empêche de t'occuper de la première ou vice-versa. Et puis, il faisait quoi là? Il essayait de la charmer avec une excuse bidon? Ridicule. S'en dire un mot aucun, la brunette continua de fixer les yeux mystérieux, attendant le moment de réalisation probablement.

''Tiens, si ce n’est pas notre petite itinérante ingrate. '' lâcha-t-il, le ton employé faisant froncé les sourcils de la belle secrétaire un court instant. La petite itinérante ingrate. Un soupira s'échappa des lèvres pulpeuses, tout doucement et discrètement, supportant le regard. ''Vous êtes venu me faire une autre leçon, j'imagine?'' Sa voix démontrais un désintérêt du plus complet, mêlé à un peu d'agacement. Elena avait du mal à le supporter. Lui, là, avec ses beaux habits et ses fausses belles façons. Dans d'autres circonstances, elle se serait laissée charmée sans aucune gêne, le laissant lui faire la cour et probablement même se laisser amenée jusque dans un lit. Il était, après tout, un homme magnifique et mystérieux. Le genre d'homme pour qui l'américaine craquerait en temps normal. Mais ce n'était pas le cas cette fois-ci. Monsieur Parapluie faisait parti des gens qu'elle n'appréciait pas du tout.

''Monsieur Edward ne peut vous voir sans rendez-vous. Je suis certaine que ça peut attendre disons...'' Elle observa vite fait l'horaire sur l'écran. ''Quelques semaines encore?'' lâcha-t-elle avec un sourire des plus faux, qui resta quelques secondes sur sa bouche. Le fait est que Thomas lui avait parlé d'un inconnu cherchant à le rejoindre de façon incessante. La belle avait l'impression que Monsieur Parapluie aurait pu être la dite personne, pour se présenter comme ça sans rendez-vous en expliquant que c'est un sujet important. Son meilleur ami lui avait également parlé du fait que l'inconnu cherchait à acheter le centre. Tant qu'elle n'en était pas certaine, elle n'en glisserait mot, par politesse pour Thomas, non pour l'homme. ''En tout cas… Jack, je suis bien heureux de voir que tu as su reprendre ta vie en main aussi rapidement.'' Jack. Sérieusement? Comment osait-il l'appeler ainsi? Après l'avoir aussi ouvertement insultée, il se devait d'en faire encore plus? Quel con! De quel droit toute façon osait-il lui parler de la sorte? Non seulement il n'aidait pas sa cause pour accéder son patron, mais il n'améliorait pas sa situation avec la secrétaire. Puis, pour accéder à Thomas, c'était toujours préférable de se ranger du bon côté de la brune. Disons qu'elle pouvait avoir une langue de vipère et pourrait nuire au jugement de son meilleur ami face à la décision de vendre le centre ou peu importe quel 'sujet important' pouvait-il être question de. ''Et je suis désolée Robert que vous n'ayez pas changé depuis notre dernière rencontre.'' Et c'est ainsi qu'elle se concentra à nouveau sur ses documents. Du moins, ce n'était que pour faire croire à l'inconnu qu'elle n'en avait rien à faire, puisqu'elle lui redonnerait son attention s'il venait à répliquer. Malgré cette sensation désagréable et amer qu'elle ressentait envers lui, il y avait une partie d'elle qui appréciait le contredire et lui tenir tête. Chose bien étrange, certes, mais Elena laissa cette réflexion se cacher dans son esprit pour l'instant.


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Willem Zerari
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Sam 4 Nov - 22:14

Elena & Willem


Le beau monsieur arqua les sourcils devant l’audace de cette ex-itinérante. Il la trouvait encore plus gonflée la que dernière fois qu’il l’avait vu. Aussi mignonne puisse-t-elle être, ce n’était certainement pas avec autant de culot qu’elle obtiendrait un jour un meilleur poste de réceptionniste dans un grand nom. Une petite voix au fond de Zerari, vraiment au fond, lui disait qu’il s’agissait en tout point au genre de filles qu’il aimait. Pleine de caractère, audacieuse et ne reculant devant personne pour s’affirmé. Un petit sourire se forma sur son visage. « Quelques semaines dis-tu… » Marmonna-t-il. Elle le prenait vraiment pour un imbécile. Willem l’examina, tentant de deviner qui elle était. Certainement une petite fille à papa pourrie gâtée. Il était convaincu qu’elle avait obtenu le poste de réceptionniste parce que son très cher papa connaissait quelqu’un qui connaissait quelqu’un. Il ne pouvait concevoir un instant qu’une gamine incapable de comprendre les vraies choses de la vie ait les réelles compétences requises pour un poste aussi important. Il savait de quoi il parlait Willem, il en avait des réceptionnistes et des assistantes. « Et je suis désolée Robert que vous n’ayez pas changé depuis notre rencontre. » Willem cligna des yeux. Avait-il une face à s’appeler Robert ?! « Ma petite Jack, Jacquelines peut-être ? Bref. Je n’ai pas quelques semaines devant moi. Je dois voir ton patron dans les plus bref délai. J’imagine que tu es capable de comprendre ça ? »

Allez savoir pourquoi cette gamine réveillait chez lui des instincts qu’il ne croyait pas être capable d’avoir. Il n’était pas grossier, vulgaire ni insultant habituellement. Pourquoi cette brunette le rendait-il aussi sauvage ? Willem croisa les bras sur sa poitrine, faisant ainsi comprendre à la réceptionniste qu’il ne bougerait pas avant d’avoir obtenue ce qu’il souhaitait. « Nous avons des choses plus importantes à gérer qu’une crise existentielle que pourrait avoir une adolescente. »

Une petite porte très fermée de son âme s’entre ouvrit. Une porte qui, habituellement, Willem garde jalousement fermer. Une pensée pour tous ses patients en attente de traitements, de nouvelles recherches… Il avait un besoin vital de Thomas Edward. Les maladies mentales qui rongeaient la vie de ses patients étaient le centre de sa vie. Il y pensait à chaque instant, à chaque seconde. Il avait besoin de faire une différence dans la vie des gens qu’ils tentaient d’aider. Il voulait changer le monde. Lentement, une colère contre Thomas se créa dans son cœur. Il ne pouvait concevoir qu’une personne ayant les capacités intellectuelles refusait volontairement de venir en aide aux autres. Willem fusilla la messagère qu’il avait devant lui, d’une certaine façon, Jacquelines était tout aussi responsable que Thomas. « Explique moi Jack pourquoi tu refuses de changer le monde ? » Financièrement, l’Institut ne manquait de rien, et même si les dernières recherches étaient fructueuses, dans son domaine, à peine découvertes qu’elles étaient déjà désuète, et puis de plus, il n’avait rien guéri encore. Thomas était la porte et Jacquelines la clef.
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Elena Jackson
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Lun 6 Nov - 1:17

Le simple fait de savoir que l'homme en face d'elle la prenait pour une idiote ou gamine l'énervait. Certes, Elie était plus jeune que l'homme, c'est pas faux. Mais de là à en faire une gamine? Certainement pas. Une gamine ne déménage pas loin de ses parents pour se faire une vie. Elle reste avec sa famille pour ne pas quitter le doux comfort du nid familial. Mais ça, ce n'était pas ce qu'était la future éditrice. Loin de là, même. Et puis, ce n'est pas comme si l'homme avait de bonnes manières non plus. Déjà, il pensait que Jack était un surnom acceptable pour la belle brune. Jack. En tout point elle ignorait d'où elle avait l'air d'un homme ou de Leonardo DiCaprio dans le Titanic. Franchement, c'était se foutre d'elle. L'attente de quelques semaines sembla déplaire au Parapluie. Chose qui vint faire plaisir à la jeune femme au plus haut point. La même réaction fut suscitée lorsqu'elle vit sa réaction face à son nouveau 'prénom'. C'est pas plaisant, hein, Robert? "D'abord, c'est Elena. Pas Jack, encore moins Jacqueline." Commença-t-elle d'un ton agaçé. "Et c'est dommage, mais faudra quand même attendre. Le mieux que je puisse faire, c'est de vous signaler si une place se libère." Comme si elle allait réellement le faire. Plus l'inconnu insistait, plus la demoiselle savait de qui il s'agissait. Il avait un nom peu commun, Thomas lui en parlait constamment. 

"Nous avons des choses plus importantes à gérer qu'une crise existentielle que pourrait avoir une adolescente."Finalisant quelques dossiers tout en écoutant l'homme, elle fit chose qu'elle n'oserait pas en temps normal. Les yeux baissés sur les papiers, la supposée gamine vint imiter une bouche qui parle avec ses mains quelques secondes. Elie comprenait pourquoi son meilleur ami ne retournait pas les appels de l'inconnu. Il était un vrai chieur, en fait. D'un autre côté, la jeune femme espérait que son attitude ne se mêlerait pas à son travail.

Comme Parapluie était obstiné à rester planter là, la brunette se décida à continuer malgré tout son travail. Après tout, la vie continuait de tourner et l'heure avançait. Il y avait tout de même un client qui pouvait arriver d'un moment à l'autre et les papiers n'allaient se remplir d'eux-même. Elena se leva, ouvrant une armoire derrière elle pour y ranger des documents, faisant ainsi dos à l'homme. Puis, ça lui revint. Ce nom qu'elle avait entendu si souvent Zerari. Ça y est. La demoiselle se retourner finalement une fois les dossiers rangés. Sauver le monde? Il était rendu dans quel réalité celui-là. "Il y a une différence entre changer le monde et acheter le rêve de quelqu'un, Mr. Zerari. Et je te le répète: c'est Elena."Elie était passé l'étape de la politesse par le vouvoiement. Après tout, c'est pas comme si l'autre en faisant du pareil, donc elle n'allait pas se gêner.


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Willem Zerari
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Lun 6 Nov - 1:21

Elena & Willem


« Il y a une différence entre changer le monde et acheter le rêve de quelqu'un, Mr. Zerari. Et je te le répète : c'est Elena. » Cette phrase fit écho dans le petit cœur ratatiné de Willem, ce cœur qu’il tentait de faire taire la grande majorité du temps. Il ne pouvait se permettre de réfléchir avec émotions, il ne pouvait faiblir devant les adversaires. Pourtant, cette phrase résonnait à l’intérieur de lui, le conduisant aussitôt au début des années 2000. Peut-être était-ce parce qu’un jour sa chère et douce petite sœur lui avait dit quelque chose de similaire. L’espace d’un instant, l’esprit de Willem s’envola bien loin de ce bureau de Wilmington, bien loin des soucis de la vie. Il pouvait presque revoir aussi clairement que si c’était la veille les moindres détails. Sa tête n’avait pu oublier le moindre bruit, la moindre couleur. Il avait travaillé si fort pour ne pas en perde un instant. C’était la dernière conversation qu’il avait eue avec sa petite sœur, il chérissait ces instants, ils étaient la source de sa soif d’avancement…

3 février 2000. Willem est assis dans le salon, il regarde la télévision et sans surprise son père était au journal du soir. Il était l’invité spécial de la soirée, c’était un sujet de l’économie et Byron Zerari était une étoile dans ce domaine. « Alma, vient voir notre vieux. Il se la pète encore. » Le jeune homme de vingt ans emmena la bouteille de vodka à ses lèvres, il pouvait entendre les pas traînant de sa sœur qui descendait les escaliers. « C’qu’il me fait pitié. » La vérité était que Byron manquait beaucoup à son fils. Willem aimerait avoir un bon père, quelqu’un qui l’écouterait, quelqu’un qui le conseillait. Une partie de lui se servait de ce manque d’affection de son père pour enchaînée les conneries un peu partout où il allait. Willem était un beau garçon, il obtenait les faveurs de tout le monde. Une douce odeur de parfum annonça l’arrivée d’Alma. Le frère et la sœur se ressemblait tellement, ils pouvaient presque passer pour des jumeaux. « Mais si c’est son rêve, qu’est-ce que ça change ? » Elle portait une jolie robe rose et avec les cheveux relever en chignon. Elle avait tant de classe, Willem adorait sa sœur. « Son rêve ? Il agit comme s’il n’était pas marié… » Willem allait se lancer dans la grande conversation existentielle sur le fait d’avoir des parents aussi minable. « Il veut faire une différence dans le monde. Laisse-lui sa chance. Il vend du rêve plutôt que d’acheter celui de quelqu’un d’autre. » Willem ne pouvait rien rajouter à ça… Sa sœur, dès le départ, était contre la vision que Willem se faisait d’un bon investisseur. Il avait déjà en tête d’acheter pour s’enrichir sur le dos des autres. Alma n’encourageait pas cette technique, mais Willem savait que c’était comme ça que l’on changeait réellement le monde. Le sacrifice d’un pour le bénéfice de mille…

Ce souvenir était douloureux pour l’homme qui, alors sentait venir l’émotion, la fit taire pour faire face à cette Elena. « Bien, Elena » Willem roula les yeux en se demandant vraiment comment une fille comme elle pouvait être ici. « La conscience sociale devrait être la priorité de tous ici. Bon, écoute petite. Voici ma carte. » L’homme d’affaire fouilla déposa son attaché-case sur le comptoir de la demoiselle et en ressorti une pile de cartes qu’il étala soigneusement sur la surface de réception. Une dizaine tout au plus. « J’ose croire qu’avec toutes ces cartes ton patron finira par m’appeler, nous devons discuter tous les deux. » Willem se pencha vers Elena, le cœur battant. Décidemment, se replonger ainsi dans ses souvenirs si bien enfouis ne lui faisait pas du bien, au contraire. Il avait l’impression d’avoir perdu son petit plus habituel. Il abdiquait pour aujourd’hui, sentant que dans ces conditions ils perdraient la bataille. « J’espère que tu sauras lui faire entendre raison. Le sacrifice d’un pour le bénéfice de mille. C’est si peu cher payer pour tout le bien apporter. » Willem mit fin à la conversation en lui faisant un petit clin d’œil bien charmeur, Willem se dirigea vers la sortie et se tourna vers la réceptionniste avant de franchir le seuil de la porte. « Quelque chose me dit que nos chemins se recroiserons, à la prochaine Elena. »
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