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His world looked like a storm. She was going to be its center. || with Olga

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16/04/2018
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Dealer et indic'
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Magnus Ahlström
it's just another day
Mar 8 Mai - 20:44





His world looked like a storm. She was going to be its center.

Magnus & Olga

What do you want from me?
Just tell me what you want from me. I mean you want me to quit, is that it? I don't know how we got here, I don't know what happened. I just woke up and there's buildings falling. I mean I had a plan, I had a plan but now I don't, and I have no idea what to do.
I don't know what to do and just all I know is I wanna stay here,
I wanna stay right here with you... .




Le mégot éteint qu’il fait rouler entre ses lèvres. Le goût du tabac refroidit lui glisse dans la bouche et il le crache par la fenêtre de son pick-up. Dégueu. Agacé. Impatient. Les mains sur le volant, il tape le sol avec son pied. Mâchoire serrée. Long, trop long. Et le gamin qui lui déblatère toujours son putain de monologue brodé d’excuses de pourquoi il avait si peu de blé alors qu’il avait écoulé tout son stock. T’as tout fumé, petit connard. Le regard du blond se noircit au fur et à mesure et le môme le sent. Il sent que la limite à ne pas atteindre menace d’être bientôt franchie. Il le voit, à la veine au front de Magnus. Et il le regarde, paniqué, se perdant toujours plus dans ses mots et tordant ses doigts dans tous les sens. L’homme ne le regarde même pas. Il a les yeux fixés au loin, vers l’horizon de la rue voisine, dans la direction vers laquelle doit se trouver Olga, à ce moment précis. Il lui avait promis. D’être à l’heure, d’être là, au minimum. Pas qu’il s’est attaché à la jeune femme – si, en fait – mais il n’accepte pas de ne pouvoir respecter sa parole. Et c’est sur ces pensées qu’il se raccroche. Refusant que cette toute petite corde qui vibre dans son ventre chante qu’il aimerait quand même bien la voir, là, maintenant, sa brune. Coup d’œil à la montre à son poignet. Trente minutes de retard à cause de ce petit enfoiré. Il se penche en avant, appuie son front un instant sur le plastique chaud du volant. Puis se redresse et s’écrase dans le fond de son siège. Tu m’fatigues, gamin.
Puis il s’élance. Attrape le môme par la nuque et lui fracasse la tête contre le tableau de bord, évitant de justesse de lui éclater le nez. C’est l’arcade qui a pris et, putain, c’que ça saigne. Il va tout saloper avec ses conneries. Il presse le garçon, l’immobilisant de sa main puissante.

« - J’m’en contrefous que t’aies tout sifflé, petit con. Mais si demain tu me ramènes pas le fric que tu nous dois, j’te préviens que c’est pas juste avec un mal de crâne que tu vas t’en sortir. Tu connais nos méthodes. »
Dernier à-coup et il le lâche. Le môme se tient le crâne en ravalant sa douleur, voulant garder un tant soit peu de prestance devant son supérieur. Mais Magnus sort du véhicule et ouvre la portière du côté du gamin.
« - Maintenant dégage. »
Il se fige et s’extirpe de là, sous le regard du blond. Mais à peine eut-il le temps de lever la tête qu’apparaît dans son champ de vision une sirène aux iris hypnotiques. Il s’interrompt et le gamin en profite pour récupérer un peu de constance, essuyer le sang qui coule de son arcade d’un revers de la main pour sourire à la demoiselle de toutes ses dents. Profites-en tant qu’il t’en reste. Petite lueur vorace au creux des lèvres.

« - Oh, Storm. Z’avez vu le beau morceau. Si vous en voulez pas, je ferais bien mon goûter de cette chaudière. Putaiiiin. »

Vole en éclat, l’instant d’hypnose. Les quelques secondes suspendues pendant lesquelles Olga et Magnus se regardaient. Ramenés violemment à la réalité par les mots dégoulinant hors de la bouche du dealer. Le poison vite ravalé en même temps que les phalanges du suédois s’écrasent dans sa mâchoire qui, elle aussi, craque. Sonné, la petite frappe tombe au sol. Lèvre retroussée, colère dans le creux des poings, Mag’ siffle un « - Il me semblait t’avoir dit de dégager. »
Trop de fierté pour avouer que ce furent les mots du gamin à l’encontre de la brune qui le firent démarrer au quart de tour plutôt que son impatience, bien que celle-ci ait atteint de sacrés sommets. Il finit cependant par se tourner vers la belle tandis que l’autre s’échappe avant de morfler un peu plus. Tournant mille mots dans sa tête pour choisir les bons pour s’excuser, il pioche ceux-ci :

« - … Les affaires… » avec un léger haussement d’épaule qui veut dire Pardon.


(c) DΛNDELION
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27/01/2018
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infirmière, une passion transmises de génération en génération. c'est ton but dans la vie.
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Olga Polotski
it's just another day
Mar 8 Mai - 21:38


Le dernier trait de maquillage, léger. Simple. Tu ne voulais pas en faire trop, tu en fais jamais trop parce que t'aime le naturel, t'aime être jolie sans être extravagante. Rare sont les fois où tu te maquille, ce soir c'est pour lui. Lui. L'homme qui hante tes pensés depuis trop de temps, trop d'années. Il hante tes cauchemars mais depuis quelques mois maintenant il hante aussi tes draps, tes nuits. Lui. Ta peau reflètes encore ses caresses, incessantes et délicates. T'oublies trop vite ce qu'il t'as fait subir il y a tant d'années, tu oublies dans ses bras et sous ses baisers. Tu es faible. Trop faible sous son regard qui te permet pourtant de revivre. Les semaines passent et l'envie de le tuer, de le voir disparaître s'envole, remplacé par des pensés plus tendre à son égard. Stupide, naïve. Ces sentiments de haine et de colère, tu les ressent parfois lorsque tu es avec lui mais rapidement il les comble par d'autres plus tendres. Tu as peur. Simplement peur de ne plus être la même, différente de celle qui voulais sa peau, qui voulais une vraie justice pour ce meurtre, le meurtre de ton ex-petit ami. Beaucoup disent qu'entre la haine et l'amour il n'y a qu'un pas, qu'une porte qui apparemment s'est ouverte face à toi. Pourtant t'arrives pas encore à le comprendre, tes sentiments qui s'affrontent, tu te perds mais ce soir tu étais là, devant sa caravane, l'endroit que tu connais que trop bien maintenant. Tu es là mais pas lui. Lui il doit faire une affaire dans le coin. Il t'a promis d'être là, il t'a promis d'être avec toi ce soir. Tu le connais, tu sais qu'il traîne dans des affaires illégale, c'est sa nature, sa réputation. Il doit faire attention avec les flics, bien souvent tu le protèges, trop souvent même. La petite infirmière sans histoire, elle ment pas celle-ci, pense-t-ils, à tort. Un rapide regard sur ton portable, trente minutes de retard et la nuit commence à tomber, les minutes passent et tu t'impatiente. T'espères le voir débarquer dans le coin de la rue mais toujours aucun signe de lui. Lui qui doit pas être loin. Tes pas qui s'éloignent de la caravane, tu te décides de le rejoindre, sans réellement savoir où il ce trouve mais son pick-up n'étant pas là, tu le remarquera très vite. Les cheveux flottant au vent, tu te balades dans ces ruelles avant de finalement apercevoir la fameuse voiture de ton amant. Deux silhouettes à l'extérieur, le blond que tu reconnais d'instinct et un autre homme beaucoup plus jeune et petit. Tu t'approches lentement, espérant ne pas interrompre leur affaires, alors que les brins de voix atteigne ton oreille, tu ne comprends pas vraiment ce que raconte le petit mais le geste de Magnus te surprend et te laisse figé sur place un instant. Tu as rarement assistée  à ce genre de violence, le regard écarquillé, le jeune s'enfuit rapidement en se tenant la mâchoire, du sang que tu peux apercevoir sur son visage. Le coeur battant, Magnus s'approche de toi l'expression qui espère que tu lui pardonneras son absence. Tu soupirs doucement en regardant le coin de rue là où s'est enfuit le gamin. - J'vais encore devoir mentir aux flics ? dis-tu en retrouvant le regard du grand blond face à toi, quelques pas vous sépare et même si tu sembles perplexe suite à la situation tu as envie de te blottir dans ses bras, retrouver sa présence. - Je sais pas si ce gamin méritait vraiment cette droite mais peut importe. Ajoutes-tu en haussant les épaules doucement, trop vite. ou pas. tu arrives face à lui, le visage relevé vers le sien. Il est grand. Lui. - Les affaires. répètes-tu dans un murmure. Doucement une de tes mains se glisse contre son torse, le tissu fin de son t-shirt pourtant ce contacte t'électrise entièrement. - Tu as fini pour ce soir ? tu espères que c'est le cas, tu ne veux pas attendre davantage. 


@Magnus Ahlström
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16/04/2018
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Dealer et indic'
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Magnus Ahlström
it's just another day
Sam 19 Mai - 15:15





His world looked like a storm. She was going to be its center.

Magnus & Olga

What do you want from me?
Just tell me what you want from me. I mean you want me to quit, is that it? I don't know how we got here, I don't know what happened. I just woke up and there's buildings falling. I mean I had a plan, I had a plan but now I don't, and I have no idea what to do.
I don't know what to do and just all I know is I wanna stay here,
I wanna stay right here with you... .




Elle est belle, Olga. Elle est belle quand il y a du soleil, elle est belle quand il pleut. Elle est belle quand elle sourit et quand elle est fâchée. Elle est belle aussi quand elle se cache et quand elle dort. Elle est belle quand ses mèches brunes retombent sur son visage ou quand elles sont plaquées sur son crâne à cause de la pluie. Elle est belle quand elle le regarde dans les yeux ou quand son regard se fait fuyant. Belle quand elle est nue et tout autant quand son visage se perd dans son écharpe. Elle est arrivée comme un rayon de soleil dans la vie du truand. Une fée qui lui est tombée dessus. Il a fuit, Magnus, au début. Il s’est dérobé aux pensées autres que charnelles. Il s’est même focalisé sur ces dernières. Domptant la chute de ses reins entre ses grandes mains, capturant ses soupirs entre les plis de ses draps. Ce n’était qu’une parmi tant d’autres. Une belle plante sur une étagère. Pleine d’épines. Il ne se rappelait même pas de son nom, au départ. Maintenant, il résonne comme une berceuse et ne peut s’endormir qu’avec Olga au creux des lèvres.
Quand elle se tient face à lui, comme en ce moment même, il ne peut s’empêcher de ressentir ces foutus picotements dans son ventre. La culpabilité de pas avoir été à l’heure, la honte, un peu, d’avoir cogné ce gamin devant elle. Et toutes ces choses qu’elle emmène dans son sillage. Les réactions électrisantes quand son parfum chatouille le nez du blond et quand sa voix résonne. « - J'vais encore devoir mentir aux flics ?  »
Léger sourire en coin, il secoue la tête. « Aucun risque. »  Le gamin ira pas se plaindre, il risque plus de se retrouver derrière les barreaux et de se faire encore plus massacrer par les copains en cellule que s’il la ferme. « - Je sais pas si ce gamin méritait vraiment cette droite mais peut importe. » S’il le mérite, c’est pas Magnus qui ira expliquer pourquoi, il ne faudrait pas qu’elle prenne trop vite la confiance, alors il hausse juste les épaules, comme elle. Comme elle, qui se rapproche, qui rompt la distance, approchant son visage trop lisse, trop parfait du sien, plus cassé, plus abîmé. « - Les affaires.   » Comme un écho. Et sa main sur son torse. Douceur violente. Il inspire profondément, garde son calme. Garde de la contenance. Ne renvoie pas le contact, pas de réciproque. C’est toute une histoire de jeu. C’est toute une histoire de laisse paraître. Du bluff. Coup de poker. Il ne repousse pas, mais il agit de manière un peu froide. Mais faire autrement, ce serait distordre le personnage, ce serait aller à l’encontre de son caractère. Ce ne serait ni lui, ni celui qu’elle attend. « - Tu as fini pour ce soir ? » Il hoche la tête et finit par attraper sa main, pour glisser ses doigts entre les siens. « - Fini, oui. On y va ? » Il lui ouvre la portière de la voiture et, panique soudaine, essuie le sang sur le tableau de bord avec sa manche, espérant qu’elle n’ait rien vu. Sourcils froncés, il maudit une nouvelle fois le môme, se promettant de lui mettre une vraie raclée quand ils se retrouveront dans un endroit plus discret.
Une fois qu’elle a pris place, il fait le tour de la voiture pour s’installer derrière le volant et conduire le pick-up jusque chez lui. C’est pas loin, juste à quelques rues, mais il n’allait pas laisser son véhicule sur place, pas avec les traces de sang sur le tableau de bord, de l’argent et un gun dans la boîte à gants. Il jette des regards vers la brune, s’enfonçant dans son siège, l’intérieur de sa joue coincé entre ses dents. Il veut dire des mots, sa gorge le démange en le suppliant de laisser ses cordes vocales vibrer, mais il se retient. Serre la mâchoire. Sa main glisse sur la cuisse de la jeune femme, après quoi, il arrête de la regarder. Pas tant qu’ils ne seront pas arrivés à destination. Si elle fait attention, elle verra même qu’il fait durer le trajet en prenant un chemin plus long, avant de venir garer son véhicule devant le terrain, au beau milieu de feuilles mortes qui ont survécu à l’hiver.

(c) DΛNDELION
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